PARIS

EVL
La longue liste des personnes assassinées lors des attentats de vendredi s’égrène, tuant les derniers espoirs de familles jusque-là sans nouvelle de proches et d’amis.
Si trois jours de deuil national ont été décrété par le Président de la République, il sera en réalité long pour tous, et particulièrement pour les familles touchées au cœur, par la disparition d’un ou de plusieurs proches, ainsi que pour ceux qui sont victimes en tant que témoins de ces massacres. Notre société doit les accompagner pour qu’ils puissent vivre demain avec cette plaie qu’il faut cautériser. Ces cicatrices resteront pour chacune des personnes concernées ou touchées. Elles seront également dans la mémoire d’une Nation ferme et humaine.
Ayons également une pensée pour les victimes étrangères tombées sur notre sol. Des étudiants, des visiteurs, des personnes résidentes en France. Mais également pour les victimes des mêmes attentats perpétués à Beyrouth que l’actualité a voilé durant la tourmente. Croyants et non-croyants sont marqués au fer par des actes aveugles sans Foi, chez nous. Ailleurs.

Nous sommes en guerre… enfin déclarée… Enfin car sur de nombreux théâtres d’opérations, la France est en guerre à l’extérieur. Parfois pour des causes justes, parfois pour des causes que la population peine à comprendre.

Il n’y a pas d’alternative possible après ce week-end. Ces actes criminels ne méritent ni réflexion, ni attente, ni solution politique. La vocation de l’Armée est de défendre. Nous avons le devoir de la soutenir pour cette riposte de défense.

Je continue d’aspirer à une modification de nos modes de vie et l’arrêt de politiques déstabilisant des régions aux noms d’intérêts économiques, géostratégiques ou géopolitiques. L’urgence devenue extrême de cette réflexion vaut tant pour favoriser le respect de la vie humaine, que pour la préservation du sol qui supporte cette humanité si tourmentée qu’elle en meurt chaque jour un peu plus. Quitte, c’est évident, à accepter la nécessité d’avoir cette ambitieuse idée d’avoir moins, pour garantir que chacun ait suffisamment et pour longtemps dans chaque société. Pour garantir que personne ne puisse justifier d’actes de guerre sur d’autres sols, qui ne seraient pas uniquement motivés par la défense de la vie bafouée.
Mais ce vœu pieu d’un monde réellement gouverné pour les peuples ne peut ignorer la situation, ni le fait que la réponse doit être la plus dure, envers tous ceux qui dans leurs actes et dans leurs dogmes, ne respectent pas la vie humaine.
Notre liberté en est affectée. Durement. Nous pourrons la reprendre. J’espère le plus rapidement possible. Mais nous devons également la garantir en anéantissant ceux qui souhaitent lui nuire. L’état d’urgence pèsera à chacun et nous serons tous vigilants pour qu’il ne soit ni une censure, ni un blocage de droits légitimes. Dans les semaines qui viennent, il est toutefois sain de le juger comme une mesure temporaire utile à la protection de chacun.
Emmanuel VREL-LAVEZZI
Cet article a été publié dans Démocratie, Tragédie Nationale.

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