Hong Kong à la sauce chinoise.

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Ce qui se passe dans cette ancienne colonie britannique est grave. Restituée à la Chine continentale en 1997 avec des garanties acceptées  par Pékin sur le maintien de la gouvernance démocratique de ce territoire, HONG KONG – devenue une nouvelle province spécifique de la chine communiste – est aujourd’hui en pleine ébullition.

En effet, alors que celle-ci doit procéder au renouvellement de son instance dirigeante, Pékin veut imposer aux habitants de HONG KONG un choix entre deux ou trois candidats préalablement adoubés par les autorités communistes. D’où le refus très fort des électeurs et électrices de cette province qui considèrent qu’on leur confisque leur totale et authentique liberté de choix… lesquels avaient déjà gouté à un exercice réel de la démocratie. Car on voit mal les prétendants de Pékin faire preuve d’indépendance et d’audace par rapport à la feuille de route établie par leurs mentors. Car cette pluralité de candidats est une forme de démocratie en trompe-l’œil et cache une réelle régression.

Après l’invasion du Tibet (province autonome) en 1949 et le génocide culturel commis ces dernières années dans ce territoire par une très massive immigration chinoise, le syndrome du massacre de la place Tiananmen (soulèvement au cours duquel plusieurs milliers de jeunes chinois contestataires furent tués) plane sur ce territoire.

IL FAUT ICI SALUER  LE COURAGE POLITIQUE DONT FONT PREUVE LES HONG KONGAIS DANS LEUR LUTTE CONTRE PEKIN POUR CONSERVER LES DROITS ET LIBERTES FONDAMENTAUX POUR VIVRE UNE AUTHENTIQUE DEMOCRATIE comme chez leurs compatriotes de l’ile de Taiwan. APPORTONS LEUR UN SOUTIEN SANS FAILLES !. Mieux, exerçons sur les autorités chinoises des pressions pour obliger celles-ci à renoncer à leurs manœuvres anti-démocratiques. Certes, la politique colonialiste de la canonnière est définitivement résolue, mais cela ne doit pas nous empêcher d’agir pour faire triompher nos idéaux de la démocratie parlementaire.

Enfin, il est bon de rappeler qu’ayant délibérément abandonné leur idéal marxiste, les dirigeants communistes chinois sombrent et se vautrent dans un national-affairisme sur fond de graves inégalités sociales (il y aurait aujourd’hui en Chine 124 milliardaires en dollars !!!). Ceux-ci imposent à la population chinoise une forme de dictature sournoise mais implacable et bien réelle afin de maintenir leur monopole de l’exercice du pouvoir politique et leurs privilèges.

Christian Gérard CLUZEAU
Délégué départemental du MODEM 86

Cet article a été publié dans Chine, Démocratie, Développement, Economie.

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