LA GUERRE DES DEUX GAUCHES

CGC
La démission surprise du 1er gouvernement VALLS faisant suite à la contestation de la ligne politique et économique par Arnault MONTEBOURG et Benoit HAMON marque incontestablement un tournant dans l’évolution idéologique de la gauche.
En se déclarant social-démocrate lors de sa conférence de presse en janvier dernier, François HOLLANDE a fait imploser la ligne idéologique du parti socialiste.
Il faut dire que depuis leur retour au pouvoir en 1981, les socialistes – cahin-caha – avaient entrepris une grande mue idéologique restée largement inachevée jusqu’à ce jour. Porteurs d’un programme archaïque de nationalisations en 1981, puis procédant dans les années 90 à des privatisations sous la conduite de Lionel JOSPIN, les socialistes finirent bon gré mal gré par accepter l’économie de marché.
Mais il restait sur la gauche socialiste, une sorte de dictature morale empreinte d’idéologie marxiste. Dans l’esprit de bon nombre de gens de gauche,  ces derniers avaient – en quelque sorte – fait le choix honteux de la sociale démocratie et trahi quelque part leurs idéaux socialistes. Et ceux-ci paient cher aujourd’hui ce flou idéologique qui les conduit à perdre sur deux tableaux :
- La crédibilité de leur ligne économique.
- Le soutien populaire indispensable pour assurer la réalisation des réformes urgentes dont le pays a tant besoin.
Ainsi, se dessine deux gauches :
- La gauche « SOCIALE DEMOCRATE» ayant fait le choix assumé de l’économie de marché, ouverte aux grandes mutations du monde (mondialisation), capable de changer les pratiques et de défaire certains acquis pour sauver l’essentiel (code du travail).
- La gauche « FRONTISTE » archaïque qui pense encore pouvoir s’affranchir des règles du marché, qui refuse la mondialisation et ses conséquences et qui se comporte de plus en plus en syndicat de mécontents crispés sur la seule sauvegarde de ses intérêts sans offrir un véritable projet politique global crédible.
Il suffit de voir les réactions suscitées par la nomination d’Emmanuel MACRON, chantre du social-libéralisme pour mesurer le prodigieux archaïsme des mentalités chez les frontistes :
- Laurent BAUMEL (député PS) : « c’est une provocation dérisoire… ».
- Pouria AMIRSAHI (député PS) : «  c’est une dérive social-libérale contre laquelle il faut lutter…).
- Jean Luc MELENCHON (front de gauche) : « c’est le symbole de la victoire totale de l’oligarchie financière. C’est la consécration d’une politique plus droitière que jamais… ».
D’une certaine façon, ce virage idéologique marque la fin du socialisme comme idéologie capable de rivaliser avec la démocratie politique et l’économie de marché illustrée par la libre entreprise. Aujourd’hui en Europe plus aucun grand pays ne défend le socialisme. Après la faillite de l’idéologie marxiste marquée par la chute du mur de Berlin en 1990, l’histoire une nouvelle fois vient de rendre son verdict. Ainsi depuis la parution du livre de Karl MARX « Le capital » dans les années 1880, se referme une parenthèse sur 134 années d’histoire.
Mais les questions posées sur la gouvernance politique demeurent. La question sociale traitant de la répartition des richesses est et sera toujours d’actualité. Celle des valeurs qui doivent présider à la gestion des affaires de la nation (liberté, égalité, fraternité, solidarité, honnêteté, etc…) aussi.
Espérons que devant les très difficiles années qui nous attendent, les réformateurs de bonne volonté sauront s’unir pour sauver la France et l’Europe du déclin définitif qui nous guette. Dans le cas contraire nous sortirons de l’histoire… .
Christian Gérard CLUZEAU
Délégué départemental du MODEM 86
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