Partenariat « UDI-MODEM »

UDI_MODEM
L’ALTERNATIVE FACE AU POPULISME.
Jean Louis BORLOO président de l’UDI et François BAYROU président du MODEM viennent de signer une charte dans le cadre d’un partenariat engagé entre ces deux formations politiques. Dans la grisaille d’un environnement politique morose, ce partenariat est la seule bonne nouvelle pour sortir le pays du déclin.
LE DENI DES REALITES PAR NOS ELITES POLITIQUES
La France va mal, c’est aujourd’hui une évidence incontestée : chômage croissant, endettement record et toujours en hausse, prélèvements obligatoires très élevés, perte de compétitivité catastrophique et mécontentements grandissants se traduisant par une montée inquiétante du populisme ; tels les traits caractéristiques de notre pays. Le tout couronné par la fuite en avant de nos élites politiques » qui ne font pas leur job ».
« GOUVERNER C’EST CHOISIR… » avait dit Pierre MENDES FRANCE. Or nous assistons à un déni des réalités catastrophique de la part des deux principaux partis politiques.
- A droite, l’UMP (qui n’a toujours pas digéré la défaite de son candidat lors de la présidentielle de 2012) s’abime dans des comportements démagogiques et irresponsables. Son président, Jean François COPE ne vient-il pas de promettre en cas de retour au pouvoir une massive baisse des impôts alors que la dette publique atteint un niveau record. Déjà très affaiblie par une interminable guerre des chefs pour sa présidence, l’UMP n’offre pas aujourd’hui une alternative crédible en cas d’élections anticipées.
Divisée en plusieurs courants et sous la pression grandissante du Front National, elle peine à offrir un projet politique crédible aux français.
- A gauche, c’est Monsieur FAIBLE et l’aveuglement coupable. Alors que la gauche réformiste détient la quasi-totalité des pouvoirs (présidence de la république et du sénat, gouvernement, majorité à l’assemblée nationale, 21 présidences de régions sur 22, de nombreux conseils généraux et la plupart des grandes villes), elle se montre incapable de régler les problèmes du pays faute de courage politique.
Un président de la république défaillant dans l’exercice de sa charge. Ce champion de la synthèse n’arrive pas à faire des choix clairs et sème la confusion sur le partage des rôles institutionnels. Il en résulte une image de gestion au coup par coup et une incapacité à maîtriser la situation. Il se conduit plus en chef de clan qu’en homme d’état.
Une GAUCHE INFANTILE. Plus à gauche que le président de la république, la majorité parlementaire – sous la pression de ses électeurs – devient de plus en plus ingérable. A chaque réforme, des élus se rebiffent et on ne compte plus chez les parlementaires de la gauche du PS les abstentions et les votes contre. L’aile la plus turbulente ne digère pas cette gauche de gouvernement jugée trop sociale-libérale. Mais ces contestataires éclatés en de multiples chapelles sont trop divisés pour obtenir un changement de ligne politique. Cette fronde – qui vire à la guérilla médiatique – est usante pour l’exécutif et coûte beaucoup en terme de crédibilité.
La FRANCE DE LA PROTESTATION :
A l’extrême droite, le front national « new look » d’une Marine LEPEN plus démagogique que jamais surfe allègrement sur les mécontentements grandissants de la population. L’application du programme politique de ce parti serait une catastrophe majeure pour le pays.
Pour GAUCHE « dure », les coups de gueule permanents de ces nostalgiques du marxisme servent de « cache sexe » à une incapacité notoire à proposer au pays une alternative politique crédible. Elle se transforme de plus en plus en « syndicat de mécontents ».
PROPOSER UNE ALTERNANCE CRÉDIBLE POUR ETRE AU RENDEZ-VOUS DE L’HISTOIRE
C’est la mission que nous assignons à Jean Louis BORLOO et François BAYROU. Nous ne pouvons nous résoudre à la montée inexorable du Front national. Pour cela, les deux hommes doivent avoir le courage politique de proposer au pays la mise en œuvre de réformes impopulaires. Citons ici les plus importantes :
- Réduction des dépenses publiques : c’est la mère des batailles, sans elle rien n’est possible. La dette moyenne par citoyen atteint actuellement 35 000 €. C’est le passage obligé pour retrouver de la compétitivité et créer des emplois. Cela passe par une réforme en profondeur du fonctionnement de l’état. Celui-ci doit être allégé pour plus d’efficacité.
- Réforme des collectivités locales :
En France, nous avons jusqu’à 7 niveaux administratifs : la commune, la communauté de communes, le canton, le pays, le département, la région et le niveau national. Deux niveaux suffisent :
. LOCAL : Nous avons 36767 communes soit autant que l’Europe des 15 réunie . Nous devons atteindre une fourchette de 6 000 à 8 000 communes pas plus.
. REGIONAL : fusion des départements et des régions ; seules ces dernières doivent avoir une compétence générale de gestion.
- Réforme de la protection sociale : Les transferts sociaux doivent être orientés en priorité vers les plus démunis.
- Réforme de la formation professionnelle : Cette manne de 32 milliards € doit bénéficier en priorité aux chômeurs sans qualification.
- Allègement des charges sociales pesant sur les entreprises : Par transfert sur les ménages au moyen de l’impôt. Baisse de 20 à 25 milliards €.
Avec un taux de 57 % du P.I.B la France est devenue la championne d’Europe des prélèvements obligatoires. Mais en raison d’une gestion archaïque et très bureaucratique, il en résulte de nombreux gaspillages. Nous avons tous les inconvénients du modèle suédois sans les avantages. (en Suède, les prélèvements obligatoires sont passés de 57 % à 52 %). Nous avons deux fléaux majeurs contre lesquels nous devons lutter avec l’énergie du désespoir : les égoïsmes individuels et les corporatismes professionnels en tous genres.
INSTAURER UN E NOUVELLE FRONTIÈRE POUR OFFRIR UNE NOUVELLE DONNE POLITIQUE
Aujourd’hui, le clivage droite-gauche est complètement dépassé. UMP et PS avec leurs alliés respectifs se sont montrés incapables d’entreprendre les réformes profondes dont le pays a tant besoin. La campagne présidentielle de 2012 n’a servi à rien car les problèmes de fond n’ont pas été soulevés… ces deux grands partis s’étant réfugiés dans le déni des réalités.
Nous devons instaurer une nouvelle frontière avec d’un côté :
- Les conservateurs frileux et soucieux de préserver leur fonds de commerce électoral.
Et de l’autre côté,
- Les réformateurs que l’on trouve au centre, chez les gens de la droite républicaine et chez les socio-démocrates au sein d’une partie du PS.
Ces réformes douloureuses ne pourront pas se faire avec un soutien de 25 % de l’électorat. Il faut laisser au placard les idéologies fatiguées et rassembler au moins 50 % de ce dernier pour réussir cette douloureuse transformation du pays. Face à une population tenaillée par la peur du chômage et du déclassement, ceci dans un climat de dissidence civique et de jacquerie fiscale – il FAUT DIRE LA VERITE SUR LA SITUATION CATASTROPHIQUE DE LA FRANCE, PUIS CONSTITUER UN GOUVERNERMENT D’UNITE NATIONALE qui aura mission d’appliquer un programme court d’une dizaine de réformes à effectuer. Et les centristes de toutes sensibilités doivent être à la pointe de ce combat crucial.
La France devient de plus en plus l’homme malade de l’Europe… . Plus que jamais, il faut aujourd’hui laisser aux vestiaires les problèmes d’égo, les querelles de personnes et les divergences politiques passées pour se rassembler sur l’essentiel : sauver la France du déclin définitif et par là même sauver l’Europe.
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