Un plan d’austérité mal ajusté et inéquitable

Megaphone 86 !

Pour le Modem de la Vienne, le gouvernement fait encore fausse route avec le plan d’austérité présenté cette semaine, autant sur la forme que sur le fond.

Rappelez-vous la réforme des retraites de l’an passé ! La France a une réforme taillée pour longtemps, peut-être des décennies. Rappelez-vous les déclarations de M. Baroin d’il y a encore quelques semaines : grâce aux mesures prises par le gouvernement, la France est plutôt sur une moins mauvaise voie que ses partenaires européens et les signes d’un redémarrage plus fort que les autres sont là….
Patatras, le gouvernement a dû prévoir en urgence un nouveau plan d’austérité.

Pourquoi vouloir toujours cacher la réalité aux français ? Pourquoi toujours ce discours déresponsabilisant ?

La réalité est pourtant simple.
L’Etat français a une dette autour de 1700 milliards d’euros. Comme la France arrivait jusque-là à emprunter autour de 2,5 %, cela générait environ 40 milliards d’intérêts à payer chaque année, c’est-à-dire plus que l’impôt sur le revenu ! Mais l’Europe a fait le choix de soutenir à reculons la Grèce, les investisseurs prennent peur et mécaniquement, pour qu’ils acceptent de prêter, les taux montent.
Désormais, alors que l’Allemagne emprunte encore à 2%, la France est autour de 3 à 3,5 % et l’Italie à 6 %.
Si la France arrive à 5%, c’est 20 milliards d’intérêts en plus à verser. Alors un plan d’austérité qui trouve 7 milliards n’est malheureusement qu’un parmi d’autres à venir qui seront encore plus douloureux.

Et que dire sur la forme de ce plan Fillon : une hausse de la TVA, impôt qui impacte proportionnellement plus les ménages les moins aisés et une indexation des prestations sociales non plus sur l’inflation mais sur la croissance, autant dire sur rien.
En face de cela, aucun effort demandé aux revenus les plus hauts comme la création, par exemple, d’une nouvelle tranche d’impôt sur le revenu. Les salaires des ministres et du président sont gelés. Belle affaire : M. Sarkozy avait augmenté le sien de plus de 150 % à son arrivée.
Certes, cette mesure sur les salaires est anecdotique par rapport à l’ampleur du déficit, mais il y a des symboles forts à mettre en avant pour que chaque citoyen soit prêt à accepter l’effort demandé.

Et le compte n’y est pas.

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