Fonderie du Poitou Aluminium

Stop !

L’ETAT FRANÇAIS, ACTIONNAIRE DE RENAULT DOIT OBLIGER LE CONSTRUCTEUR A ÊTRE LE PIVOT D’UNE REPRISE AFIN DE PRESERVER L’OUTIL INDUSTRIEL

La fonderie du Poitou Aluminium est l’exemple type du problème industriel français. Site de production de culasses automobiles créé par Renault, cette entreprise a été vendue en 1998 par la maison mère et a été ballotée de fonds de pensions en fonds de pensions jusqu’à ce qu’elle soit rachetée par le groupe MONPUTET au gré des stratégies industrielles.

Avec un chiffre d’affaires de  près de 400 millions d’euros et un bénéfice de 6,6 millions d’euros en 2010, ce site est un outil ultra moderne et performant. Or dans un contexte économique difficile et ultra compétitif, les dirigeants de MONPUTET ont lancé un plan de compétitivité qui prévoit une baisse des salaires allant de 15% à 25 %. Inacceptables disent les syndicats et les salariés soucieux de défendre leurs rémunérations et leurs acquis sociaux. Et depuis deux mois, c’est le clash … et la grève.
C’est une spirale infernale où l’emploi fait figure de variable d’ajustement et où la menace de délocalisation n’est jamais loin. Elus locaux et préfet ont été surpris par la brutalité et l’inflexibilité du président de MONPUTET.

S’agit-il d’un coup fomenté par ce patron « voyou » comme le désignent les syndicats en vue de transférer la production en Bulgarie où une usine est en construction ?
Pour les syndicats le verdict est sans appel : « ce sont des naufrageurs d’entreprises … »

LA POSITION DU MODEM 86 :

La fonderie du Poitou Aluminium réalise 80 % de son chiffre d’affaires avec RENAULT. L’Etat français, qui détient 15 % du capital de Renault, doit intervenir pour ce constructeur soit le pivot d’une reprise de ce sous-traitant.
Dans les tragédies industrielles, l’état est intervenu déjà à plusieurs reprises pour aider sous une forme ou sous une autre des entreprises en difficultés. En dix ans, l’industrie française a perdu plus de 500 000 emplois. Les causes en sont connues : coût et durée du travail, fiscalité confiscatoire, concurrence d’une main d’œuvre à bon marché, externalisation.

Au niveau national, le MOUVEMENT DEMOCRATE a fait de la production industrielle en France l’une de ses priorités. Cela passe par :

  • La création d’un CONSEIL de LA PRODUCTION réunissant tous les acteurs économiques.
  • Un état incitateur et facilitateur qui développe une politique industrielle constante.
  • L’arrêt de la production boulimique et indigeste de textes législatifs qui freine les énergies et les bonnes volontés.
  • La fixation d’objectifs de reconquête de la production industrielle dans les secteurs ou celle-ci a été complètement abandonnée avec la fixation d’un AGENDA 2020.
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