Abstention et extrême.

Christian Gérard Cluzeau

Comment lutter contre ? 
Telle est la question que doit obligatoirement se poser aujourd’hui tout responsable politique !.
Et c’est en ma qualité de modeste délégué départemental du MoDem 86 que je vais essayer d’apporter réponse à cette question ainsi qu’à d’autres, sous-jacentes telle que : « comment restaurer la confiance des français et des françaises dans la politique ? ».

   
RAPPEL DE LA DEFINITION DE LA DEMOCRATIE

  
La démocratie c’est le GOUVERNEMENT DU PEUPLE, POUR LE PEUPLE et PAR LE PEUPLE. Le mot démocratie vient des mots grecs DEMOS qui veut dire peuple et KRATOS qui veut dire pouvoir. Et en démocratie, c’est le peuple qui détient le pouvoir politique suprême. Et comme nous sommes aujourd’hui 65 millions de français et de françaises et que nous ne pouvons pas nous réunir en un seul lieu pour gérer les affaires du pays ensemble directement, nous avons recours au système de la représentation parlementaire et au suffrage universel pour élire nos représentants auxquels nous donnons mandat pour gérer les affaires du pays.
En démocratie, le citoyen c’est le roi et c’est de lui que découle tout pouvoir pour le bon fonctionnement de toutes nos institutions. C’est la clé de voute de notre système politique.
Malgré toutes ses imperfections, la démocratie, c’est à ma connaissance, le moins mauvais des systèmes de gouvernement des sociétés. C’est l’ancien premier ministre anglais Wiston Churchill qui disait : « la démocratie, c’est le pire des systèmes à l’exception de tous les autres ».

   
EXAMEN DE LA PRATIQUE POLITIQUE EN FRANCE ET DE SES ACTUELLES DERIVES
    
L’exercice de la démocratie est un art difficile à pratiquer… .
Lors de mes contacts et échanges avec mes compatriotes, il y a un trait constant que j’ai remarqué : c’est une information parfois très insuffisante des sujets abordés, une connaissance déficiente du fonctionnement de nos institutions et des réalités sur le terrain.
Face à cette situation, nos élites politiques ne font pas leur « boulot ».
Plutôt que d’avoir une démarche d’information, d’explication, elles préfèrent « caresser l’électeur dans le sens du poil  » en allant très souvent dans le sens de l’opinion émise par celui-ci même quand ladite opinion est erronée. A cela s’ajoute des promesses électorales parfois démagogiques et intenables lorsque ces dernières arrivent au pouvoir, d’où une vive déception des citoyens. Ces surenchères pour « laver plus blanc » finissent par pervertir l’exercice de la démocratie. Cette course aux voix devient ainsi contre productive et entraîne bien des dérives qui affaiblissent l’élan démocratique des meilleures volontés citoyennes. Alors de guerre lasse, nombre de nos compatriotes rejettent le système et se réfugient dans l’abstention et le vote des extrêmes.
Ici, tout le monde est responsable : citoyens qui ne s’informent pas suffisamment, responsables politiques qui privilégient la communication plutôt que le travail d’explication sur le terrain, élus souvent guidés par le court-termiste et la rentabilité électorale… ainsi que les médias qui s’intéressent plus au « buzz » qu’à l’intérêt  réel de l’information !!!.

   
IL FAUT REFONDER L’EXERCICE DE LA DEMOCRATIE SUR D’AUTRES BASES
  
Aujourd’hui, la démocratie est dénaturée. Le vote n’est pas, comme il devrait être, l’issue d’une confrontation des idées, d’un débat intelligent fondé sur le programme des candidats.

   
IL FAUT RESPONSABILISER LE CITOYEN
  
Le plein exercice de la démocratie exige que le citoyen – ce roi républicain – ait une vision globale éclairée avec une dimension historique du pays. La citoyenneté n’est pas qu’un du, elle est aussi une compétence. Participer à la gestion des affaires de la cité, c’est s’intéresser aux programmes politiques, aller dans les forums citoyens, adhérer à un parti politique, etc… .
Il ne suffit pas de dire, je n’y comprends rien, donc je m’abstiens ou j’opte pour le programme simpliste défendu par les extrêmes.

   
LES ELITES DOIVENT AVOIR UNE DEMARCHE PEDAGOGIQUE D’EXPLICATION
  
Nos élites politiques doivent être frappées par deux devoirs envers les citoyens :

  • Un DEVOIR de VERITE sur la situation réelle du pays. Un citoyen peu et mal informé est un électeur influençable voire manipulable.
  • Un DEVOIR D’HONNETETE INTELLECTUELLE envers les citoyens. Par un travail d’information et d’explication, les élites doivent élever la personne humaine en lui faisant prendre consciences des enjeux de société. Elles ne doivent pas l’abaisser en  flattant  ses bas instincts.

   
LE CITOYEN, C’EST LE DERNIER REMPART !
  
Son rôle est immense et par son vote, il peut ou non favoriser la cohésion sociale ou des solutions durables. Il faut l’aider à en prendre conscience. Bref, il faut responsabiliser le citoyen pour qu’il se sente pleinement partie prenante dans l’exercice de la démocratie.

   
FAUT-IL RENDRE LE VOTE OBLIGATOIRE ?
  
Je serais fortement tenté de répondre à cette question par l’affirmatif !. Quand on a la chance de pouvoir  choisir ses dirigeants alors que tant de peuples ne le peuvent pas, VOTER EST UN DEVOIR CIVIQUE et MORAL. Ne pas voter c’est déshonorer les droits fondamentaux de la démocratie basée sur l’état de droit.

   
RENOUVELER LA PENSEE ET LE PERSONNEL POLITIQUE
  
Les français constatent que les partis politiques qui se sont succédés au pouvoir ne sont pas parvenus à résoudre leurs difficultés. Pour surmonter cette crise d’efficacité politique, un RENOUVELLEMENT DES IDEES, DES HOMMES ET FEMMES  s’impose.
Face à la mondialisation, les modèles libéral (laisser faire le marché) et social (la redistribution adossée à la croissance) sont tous les deux dépassés. La bipolarisation de la vie politique française « droite-gauche » conduit à une impasse. Pour éviter cela, il faut que les partis politiques s’ouvrent très largement sur la société. Il faut que les idées et projets développés par les autres corps intermédiaires de la société (associations, clubs de réflexion, autres rouages) puissent venir féconder le débat politique pour répondre aux aspirations profondes de la population.
En outre, il faut REFORMER EN PROFONDEUR LA REPRESENTATION POLITIQUE.  Il faut limiter le cumul des mandats (à deux maximum), assurer la juste représentation des femmes dans le personnel politique par le vote d’une loi imposant des quotas minimum de candidature.

  
SOUS FORME DE CONCLUSION
  
Ce n’est qu’à ce prix que l’on pourra revivifier la démocratie dans notre pays. Cela demande beaucoup de courage politique. A l’approche de l’élection présidentielle de 2012, plus que jamais nous nous devons de mettre en pratique ces nouvelles règles pour éviter de sombrer dans le déclin.
C’est ce que je fais à mon modeste niveau de responsable politique…

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