EDUCATION : France, élève moyenne qui doit mieux faire

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L’OCDE ( organisation de coopération et de développement économique ) publie tous les trois ans une enquête qui évalue les compétences ( savoir lire, écrire, compter et comprendre un texte ) auprès des adolescents de 15 ans. Le test PISA effectué auprès de 400 000 jeunes issus de 65 pays montre que la France avec 496 points se situe juste dans la moyenne de l’OCDE ( 493 points ).

Elle est loin de la Corée du sud ( 539 points ), de la Finlande ( 536 points ) de Hongkong (533 points ) du Canada ( 524 points ). Elle fait jeu égal avec l’ Allemagne, la Suède et le Royaume uni mais est devancée par les USA et la Pologne.

Le seul domaine où la France se situe au dessus des autres pays, c’est celui des dépenses : elle consacre 74 658 dollars par enfant âgé de 6 à 15 ans quand la moyenne s’établit à 69 135 dollars. Moins performant e plus cher, le système français laisse aussi plus de jeunes sur le carreau… .

Depuis l’an 2 000, on remarque une érosion régulière des résultats, la France recule. L’élément vraiment alarmant de cette enquête concerne l’extrême hétérogénéité du système français. En compréhension écrite, la proportion de mauvais élèves a augmenté d’un tiers en passant de 15 % en 2000 à 20 % en 2009. En mathématiques, c’est encore pire : les cancres augmentent aussi d’un tiers et ils y a 10 % de très bons élèves en moins… .Derrière une moyenne stable, Il y a donc des écarts toujours plus importants entre les faibles et les forts.

En conclusion : la France a peut être le meilleur système d’éducation mais pour la moitié de ses élèves seulement. Pour les Démocrates que nous sommes, la réduction drastique de la proportion de jeunes en situation d’échec scolaire lourd doit être la priorité absolue du pays. L’autre élément alarmant est la corrélation entre milieu socio-économique et performance : l’origine sociale explique 28 % de la variation des résultats contre 14 % au Japon. Ici, le niveau de formation des parents, le patrimoine culturel familial sont clivants. La nouveauté, c’est que le test PISA a mesuré le niveau des élèves issus de l’immigration ( ils sont 13 % en France ). Tous les pays rencontrent des difficultés avec les enfants nés de la première génération ; ceux-ci courent au moins deux fois plus de risques de figurer parmi les derniers… . Mais ce qui est spécifique à la France, c’est que nous ne parvenons pas à faire réussir les enfants de la deuxième génération.

Bref, les tests PISA ne valident pas seulement le niveau de connaissances mais aussi et surtout les compétences acquises ( qu’est-ce qu’un enfant de 15 ans est capable de faire et de comprendre un an avant la sortie du système scolaire , ).
Ils sanctionnent bien 12 ans de scolarité.

Le point de vue du MODEM :
La priorité ici est de revoir totalement la façon d’enseigner et de gérer les enfants en difficulté ; il faut les accompagner autrement et ceci depuis le début. On ne devient pas mauvais à 12 ans. Il faut accorder plus d’attention aux premières années à la fin de la maternelle au CE1… . c’est là que tout se joue, là où se mettent en place les handicaps qui mènent à l’échec lourd. En France on oblige tout le monde à aller à la même vitesse et on se contente de faire redoubler ceux qui ne suivent pas. Notre pays pratique trois fois plus le redoublement que la moyenne de l’OCDE. En Corée, le redoublement est interdit !!! .
Il faut donc revoir en profondeur le système scolaire français.

LES PROPOSITIONS DU MODEM :

  1. SANCTUARISER LES MOYENS EN PERSONNEL. Dans sa politique de restriction budgétaire ; Sarkozy a instauré la règle du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux. L’éducation nationale doit y échapper en sanctuarisant les moyens en personnel. Les éventuels sureffectifs doivent faire l’objet d’un redéploiement en visant la qualité.
  2. REVOIR LE FONCTIONNEMENT de l’école primaire en formant mieux les directeurs et en leur donnant plus d’autonomie.
  3. MIEUX FORMER LES MAITRES ( et ne pas les balancer sans expérience terrain comme cela est arrivé dans le secondaire ) et mieux les rémunérer pour attirer et retenir les meilleurs.
  4. ETRE HUMBLES et S’INSPIRER des méthodes utilisées par les autres. Ex : au Canada, pays industriel de forte immigration, chaque province a son propre système d’éducation, toutes réussissent mais différement.
  5. METTRE EN PLACE DES STRUCTURES SPECIALISEES avec effectif réduit par enseignant pour remettre à niveau les jeunes en situation d’échec scolaire grave.
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